2008 : l'Alpe d'Huez



Fin Juillet 2008. Martine a passé une année très pénible, en raison de douleurs neurologiques terribles à la cuisse droite. Ces douleurs, très vives et lancinantes, ne lui laissaient aucun repos, et ne cédaient en aucune position. Après plusieurs tâtonnements (et les médicaments les plus récents), c'est finalement la morphine et un médicament ancien qui lui ont apporté, après plusieurs mois de souffrance, un relatif répit. Durant ces mois de galère, elle a perdu plus de 17 kg. Pourtant, au printemps, les douleurs se calment, et elle arrête progressivement, d'elle-même, la morphine. Elle entreprend une rééducation (elle garde une paralysie quasi-complète du psoas et des adducteurs du côté droit) et "remonte la pente" doucement.


Disposant de deux semaines de vacances, nous ne faisons aucun projet et la première semaine se passe à la maison, en rangements, réparations, et récupération.




Puis, d'un coup, le dimanche matin, elle émet l'idée de partir à la montagne et se met en quête d'une location à l'Alpe d'Huez (où nous avions passé une semaine l'année précédente). Quelques coups de téléphone, et une petit studio est disponible dans la même résidence que l'an dernier.
Je cache dans ses bagages un appareil photo numérique tout neuf (10 MPixels !) que je suis allé acheter le matin même pour elle, et nous prenons
la route...











La semaine se passe en ballades, d'abord sur le chemin "des lacs du bas", puis dans les gorges de la Sarenne, enfin, avec l'aide du téléphérique, sur les "lacs du haut", en dessous du massif des Grandes Rousses, que nous retrouvons avec plaisir.





Martine marche vaillamment, soulevant sa jambe droite à la main pour escalader les rochers, s'aidant de ses bâtons de marche...
Un grand bonheur (et notre dernier voyage de vacances). Le soir de l'arrivée, puis la veille du départ, nous nous offrons un repas savoyard en amoureux, avec la chandelle sur la table et une fantastique raclette. Le lendemain, nous montons encore sur les cimes pour profiter de la montagne jusqu'à la dernière minute avant de reprendre la route.







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