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1982 - Naissance de Raphaël

Ce 26 Août 1982, dès le matin, Martine ressentait des contractions fortes et soutenues, et son instinct lui disait que le bébé allait naître. Une visite à la clinique dans la matinée n'avait pas convaincu les sages-femmes, qui lui avaient dit avec autorité qu'elle en avait encore pour deux ou trois jours, et qu'il n'y avait pas lieu de se précipiter.
Retour à la maison, et patience...


Nous prenons néanmoins les dispositions nécessaire, et Stéphane est accueilli chez ses grands-parents, ravis.
Dans l'après-midi, les contractions se renforcent, et Martine n'est pas décidée à attendre plus longtemps. En outre, le précédent accouchement (Stéphane) ayant été effectué par césarienne, et le bébé à naître ayant fait l'objet d'une "version utérine externe" pour le remettre en position "tête en bas", il n'est pas question de prendre des risques.


Il faut dire que, deux ou trois moins auparavant, Martine, cherchant une position plus confortable pour dormir, avait eu l'idée de caler un coussin sous son bassin et un autre sous ses côtes. Le confort était excellent (son ventre n'étant alors pas comprimé) mais elle avait nettement perçu un mouvement de bascule du bébé. L'échographie avait confirmé que la tête s'était dégagée du bassin, et que le bébé se présentait alors par le siège. L'obstétricien, sous contrôle échographique, avait alors gentiment manipulé le bébé pour le remettre en position.



Quoiqu'il en soit, en fin d'après-midi, Martine n'y tient plus et nous repartons vers la clinique, à l'autre bout de la ville. Nous roulons au pas, la moindre nid -de-poule sur la route déclenchant des contractions fort douloureuses. Derrière nous, les automobilistes impatients klaxonnent. J'allume les feux clignotants de détresse, et nous continuons notre chemin...
Arrivés à la clinique, Martine passe aussitôt en salle d'accouchement. A peine est-elle allongée que le bébé est là. L'obstétricien arrive quelques minutes plus tard, alors que tout est terminé.



Martine a le bonheur de pouvoir aussitôt voir et toucher son bébé. Elle décide, au premier regard, qu'il s'appellera Raphaël.


Le lendemain, je me rends à la mairie pour l'enregistrer, et l'employé de mairie inscrit sagement les prénoms voulus, qui figurent désormais sur tous les documents d'identité de Raphaël :
Raphaël, Louis, Melchior, Botoba Dauzat, né à Nîmes le 26 août 1980.


Stéphane, en effet, très intrigué et intéressé par la grossesse de sa mère, et ce bébé qu'il ne pouvait voir mais dont il pouvait sentir le mouvements (les coups de pieds) dans le ventre de Martine, l'avait nommé "Botoba" (il n'en jamais pu nous en dire plus quant à l'étymologie de ce nom). Lors du baptême, le curé a invoqué "Saint-Botoba", mais nous ne l'avons pas encore trouvé sur les calendriers.





Botoba figure toujours dans les prénoms de Raphaël, mais, peu de temps après sa naissance, et pour quelques années, nous l'avons surnommé "Boule-à-Bisous" en raison de sa "bouille" irrésistible, avec son crâne presque chauve, tout rond et son sourire contagieux.


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